lundi 19 septembre 2011

Oasis

Dans le désert de mes mots, une rencontre...

A bientôt

dimanche 15 mai 2011

La passante!


Une éclaircie
Sous un ciel de parapluies
Un éclat de vert
Dans une mer de regards gris
Le printemps
Qui bourgeonne dans des yeux

lundi 9 mai 2011

Carnets de marche 2011 (8)



J'aime bien ces matins timides et pudiques qui se devinent à travers le voile diaphane de la brume. Peu à voir bien sûr… et surtout rien à dire sinon que la vie est belle y compris quand elle nous entoure de brouillard!

mercredi 4 mai 2011

Et si le pire…


Bon OK…
La terre pourrait bien être plate pendant au moins quatre ans, preuve qu'elle ne tourne pas toujours rond! Dieu aura créé le monde en six jours et en aura remis, le septième, les plans aux créationnistes… La femme sera la source de tous les péchés dont le pire sera celui d'avorter de tant d'idées reçues… La culture sera reléguée à l'équivalent de la pomme à l'origine du péché originel… La liberté, comme le craignait Falardeau, reléguée au rang "d'une marque de yogourt"!

OK… cela dit…
Si on reprenait le goût de prendre la parole plutôt que de la déléguer même aux mieux intentionnés…
de marcher pour oxygéner nos idées plutôt que de s'asseoir dessus…
de se confronter sans pour autant s'insulter surtout quand nous appartenons à une même généalogie de pensées…
de s'inventer un ou des ici sans nier ni glorifier, à l'excès, notre histoire…
de souhaiter que notre futur soit un investissement commun plutôt qu'une spéculation économiste et individualiste sur un avenir qui nous échappe!

Et si… ici comme ailleurs, plutôt que de tout voir en noir et blanc, nous utilisions toutes nos palettes de couleurs pour prouver aux inquisiteurs que le terre est plus ronde qu'ils ne le croient,
qu'il nous faudra investir du temps et soustraire quelques habitudes de vie pour la sauver,
et surtout ressemer à foison pour ceux qui nous suivent une espèce en voie d'extinction: la libre pensée… trop souvent considérée comme une mauvaise herbe dans les jardins fermés des idéologies quelles qu'elles soient!!!

C'est la liberté que je nous souhaite… et le pays qui va avec!!!


(texte inspiré par les élections fédérales au Canada qui ont reporté au pouvoir et majoritaire un gouvernement conservateur dont le ministre des sciences a déjà refusé de réfuter la thèse créationiste...)

jeudi 28 avril 2011

Carnets de marche 2011 (7)


Réfugié climatique sous un porche étroit, j'admirais la pluie habiller avec élégance un vent débridé qui, de son côté, s'acharnait à déshabiller tout ce qui était sans ancrage dans la rue, y compris la courte et décolletée robe blanche d'une jeune femme, hésitant entre le plaisir des caresses chaudes de la pluie et le désagrément d'être ainsi dénudée et exposée aux regards indiscrets.
J'étais encore distrait lorsqu'une rafale m'entraîna sans trop le vouloir au cœur de la dispute d'un couple, de toute évidence indifférent au temps maussade, étant lui-même déjà tout à l'orage… Leurs échanges qui me parvenaient par brides, portés par les bourrasques de vent, me firent vite comprendre que leur promesse d'amour éternel ne passerait pas la nuit… Comme pour confirmer mon diagnostic, la main de la femme tonna sec sur le visage rembruni du gars, puis, en un éclair, elle quitta la scène toutes voiles dehors, des embruns dans les yeux…
Quand le temps nous impose de nous arrêter, c'est parfois la vie qui marche jusqu'à vous!

samedi 23 avril 2011

Soyons éternels pendant qu'il est encore temps!


En cette fête de la renaissance, souhaitons-nous d'être éternel le plus longtemps possible!
JOYEUSES PÂQUES


Carnets de marche 2011 (6)

(photo Luc G. ou Sophie P.)

J'aime bien les matins qui se lèvent alors qu'ils sentent toujours la nuit; qui conservent encore dans le fond de l'air le souvenir extasié d'amours furtifs, de plaisirs coupables. Des matins dont les horizons ont le souffle court, l'épiderme rose, et le teint gêné, couleur rouge péché, d'avoir été ainsi surpris par un promeneur-voyeur. J'aime bien ces matins qui te soufflent dans la bouche ce goût sec et rare du bonheur, comme ils t'imposent celui de la terre lors des étés sécheresses.
J'apprécie moins les matins qui exultent la misère, la violence ou le naufrage amoureux; ces matins qui se cachent derrière la lumière hésitante du jour pour que le marcheur ne les remarque pas. Plus difficiles à apprivoiser ces aurores sans ombre et dont le silence coupable laisse deviner de récentes et prévisibles tragédies sur une terre si pauvre que les coups y poussent plus vite que l'espoir. Je marche souvent alors d'un pas plus haletant comme pour échapper à ce silence pesant que seuls troublent les cris affamés de grands oiseaux éboueurs échoués loin de la mer.

Ainsi vont mes matins… Ite missa est!