mardi 24 février 2009

Espérance


Pas de lune
Sur neige vierge…
À peine une trace
Un frisson
Sur la peau de l'hiver…

Sous l'épiderme…
Déjà la volupté
La sève sucrée
Des printemps…

lundi 16 février 2009

Insomnie


Je rêve éveillé
D'une boîte à rêves...
Romanichel épuisé
De trop d'errance
De tant d'humains
Assoiffés de demains
Dans le désert de leur présent…

En coulisse de leurs soupirs
Je m'endors rideaux fermés
Côté cour de leurs désamours
Côté jardin de leurs chagrins
Je m'endors les yeux ouverts
Sur le scintillement 
D'éclats de nostalgie
Dans mon ciel de lit...
Je m'endors le corps tendu 
Bercé par le mouvement lent
De ce temps où la vie
Imposait encore ses vertiges
Sans garantir
Qu'on puisse en guérir…

mardi 3 février 2009

Déferlante Errance


Dans le désert blanc de l'absence
Où parfois l'horizon s'embrouille
Et les paysages se délayent...
Où le froid s'insinue par effraction 
Pour y mordre l'espoir jusqu'au sang...
Quand chaque seconde est souffrance
Que chaque pas ne mène plus qu'à soi...
Quand les larmes mouillent les mots
Qu'un vent contraire gèle et casse...
Quand la nature humaine
M'est de plus en plus insondable
Tant elle est prévisible...
Je reviens à tes mystères
Et j'entre dans ta cour des miracles

Plage Promenade


Des vagues serpentent
Sur le sable fin
Et y tracent de l'éphémère
Le soleil lèche la mer
De ses lumières agonisantes
Et y allume de l'inoubliable
Des lames se fracassent
Sur des frontières de roc
Et y dessinent de l'éternité

lundi 19 janvier 2009

Pari… D'accord!


Ta peau qui s'assèche
Des mirages de nos caresses
Ta peau qui frissonne
De l'étendu de nos absences
Ton âme en dormance
Pour oublier l'oubli
Ton âme en urgence
Pour hurler nos désirs

Nos yeux qui refusent de cligner
Pour ne plus se quitter du regard
Nos jours et nos nuits épuisés
De notre refus de se perdre
Nos présents qui s'essoufflent
À s'inventer des maintenant
À étouffer les …ou jamais

Ta vie
la mienne
malgré les jours
avec toujours l'amour
comme roue de secours…

samedi 17 janvier 2009

Pensées inutiles (20)?


Jusqu'où assumerons-nous
qu'on taise leur faim
pour gaver notre insatiable foi du gain?

Jusqu'où tolèrerons-nous
que nos silences entendus
tuent même leurs morts
pour assurer notre quiétude?

Que sommes-nous en devenir?

Un dernier ...pour la déroute!


Ce soir je suis gris de nuit
Une ombre en quête de dimensions
Je me gribouille une lueur vacillante
Je me projette de vagues perspectives

Ce soir je bois à l'inutile
Jusqu'à me saouler de riens
Je sculpte ma gueule de bois
J'architecte mon lendemain de veille...