mardi 27 décembre 2011

BONNE ANNÉE!


(photo Sophie P.)

Dans un monde où les valeurs humaines évoluent si lentement qu'il faudrait bien peu de chose pour qu'elles régressent…
Dans un univers où les technologies évoluent si vite qu'il faudra beaucoup de temps pour leur donner un supplément d'âme…
Dans un monde où politique et économie engendrent d'indécents indignes que pointent du doigt trop peu d'indignés…
Nous aurions toutes les raisons de baisser les bras, de fermer les yeux, puis notre coeur…

Pourtant ma dernière année fut, malgré tout, lumineuse justement parce qu'on m'aime…
Parce qu'encore une fois les amis furent là quand les heures me parurent interminables…
Parce qu'on a quand même, chacun à sa façon, trouvé du temps pour s'apprécier, se le dire, pour se solidariser, pour être "politique" autrement…

Aussi, Merci à vous pour cette année 2011 et surtout une Belle et Bonne année 2012
Faisons en sorte que ce monde, certes individualiste, ne devienne jamais pour autant égoïste et sectaire!
Portez-vous bien... Prenez soin de vos proches...
Que la vie, si belle parfois, soit généreuse pour nous tous!
Je vous embrasse tendrement...


samedi 26 novembre 2011



DE L'HUMANITÉ MARCHANTE À L'INHUMANITÉ MARCHANDE!

mercredi 23 novembre 2011

Pour ceux qui viendront après nous...
Des questions de nous...
Je vous laisse avec Fred Pellerin


http://www.taxipromo.ca/Pellerin/Fred/index.html

jeudi 10 novembre 2011

Itinéraire



Tes sourires
de pierre
ère glaciaire
et ta mémoire
sablonneuse
où se perd
ta vie désert
à chercher
un vent océan
où surfer
des dunes de vague
sur une mer pacifique
Pourquoi diable
as-tu incinéré
ton âme
jusqu'à l'expulser
de nos rêves
en la pulvérisant
en infimes particules
jusqu'aux tréfonds
d'un univers
si imprévisible

Petits bonheurs avant l'hiver




Je sais que ce matin, je touche pour une dernière fois sans doute au bonheur de m'asseoir dans le parc, un livre à la main —ses mots s'incrustant déjà dans ma mémoire—, en me laissant bercer par le cui-cui strident des courroies mal ajustées de vieilles autos que leurs propriétaires ressortent pour ménager leurs montures neuves des sels et du gel de l'hiver…

Celui aussi d'admirer la précision du vol plané et souvent agressif de vieux pigeons «qui ont fait la guerre monsieur!» et qui y ont d'ailleurs, de toute évidence, laissé un bout de patte ou un bec écorné, et qui piquent, tels des kamikazes, sur leur prochain repas avant que ce ne soit le vôtre!

Celui de regarder, droit dans les yeux, un soleil fatigué et asthmatique dont les rayons s'essoufflent  et peinent à traverser un smog urbain déjà bien installé…

Le bonheur enfin de voir les feuilles à bout de couleurs divorcer de leurs arbres pour faire le trottoir ou s'agglutiner en tas, à l'abri du vent, pour y attendre le compostage…

Finalement, des frissons à répétition me traversent de part en part et tuent définitivement toute volonté de prolonger indûment ma campagne contre l'enfermement! 


Au printemps prochain!

mardi 1 novembre 2011

Nouvelle mappemonde



Ces voyageurs
d'un monde filandreux
parcourent
les autres dimensions 
d'un monde impalpable
peuplé
de condoms numériques
dont les amours fantômes
explosent
en plaisirs solitaires
dans le désert
de leurs draps froids
Et l'on entend
en écho
le murmure languissant
du cimetière
de leurs désirs
le vertige
de leurs solitudes
et la morsure
d'un vide insatiable…

En t'attendant…



Les yeux pluvieux
De lumières boréales
J'ai le regard frileux
De matins fringale
Et le pas venteux
D'un immigrant illégal
Qui marche fiévreux
Sur une frontière mygale
J'arpente les cieux filandreux
Des automnes Montréal
Cadrant ses soleils pouilleux
Reniflant ses fragrances frugales
J'engrange ses chants silencieux
En rêvant de ta peau blanc hivernal

mercredi 26 octobre 2011

Fragments de nuit 26 octobre 2011



Le son strident et furtif d'une mobylette m'a happé au moment précis où la réalité se dissout dans le sommeil. Vint ensuite le coup de frein sec d'un automobiliste, puis le choc métallique des deux véhicules juste avant celui sourd du corps heurtant de plein fouet le véhicule.
S'ensuivit un silence pesant, brisé très vite par les cris affolés des badauds qui s'attroupaient sur les lieux de l'accident.
Ma Louve m'a appris que la jeune femme sur la mobylette était morte sur le coup!
Je parie qu'elle n'a pu imaginer, avant de passer de l'autre côté de la vie, que la dernière personne qui a pensé à elle se trouvait à plus de cinq milles bornes de ce carrefour d'Alfortville qui lui fût fatal!
Étrange ce que Skype peut parfois nous faire vivre! 

lundi 24 octobre 2011

Fragments de nuit 24 octobre 2011



Écrire devant vous
C'est devenir fluide
Tels ces passeurs
Se racontant les paysages
De leurs voyageurs célestes
À la recherche de terres
Où nourrir leurs rêves
D'être sédentaire
---

La pleine lune se dissout
En d'innombrables halos
Comme si elle était tombée
Dans l'étang laiteux
D'un ciel cotonneux
---

L'automne…
De la musique en feuilles
Portée par un vent incendiaire
---

Espérer au matin
Trouver sous l'oreiller
Quelques rêves éveillés
Pour ne plus dormir debout!
---

Parfum d'Orient
Prend parfois un tout autre sens
Quand je marche au matin
Le nez au vent
Les rues encore «ennuitées»
De l'est de la ville
L'air souffre
D'une «infection à la levure»!

mardi 18 octobre 2011

Souffles...



Je m'essouffle déjà
De saisons que je n'ai plus
Je m'endors encore
Sur des rêves
Dont je me rappellerai à peine
Je marche sans avancer
Sur des chemins de déroute
Avec pour compagnons
Tous ces paysages traversés
Où j'ai usé tous mes étonnements

Alors que mes jours se plissent
Et ratatinent
Je migre au cœur de moi
Et imagine par instinct de survie
D'incontournables détours
Pour échapper à ces enfers
Qui pianotent sur mon âme
Leurs musiques funèbres…

Sous mes paupières boursouflées
De trop d'heures consumées
Me faut sauvegarder
Quelques souvenirs
Sous la braise de ma mémoire
Me réveiller demain
Devant un jardin de pierres
Où je louerai la moindre des roches…

dimanche 16 octobre 2011

#occupons Montréal

La question qui revient le plus souvent ce matin dans les médias et sur les médias sociaux: est-ce que ce mouvement va durer?
Un mouvement populaire s'inscrit dans l'histoire quand il y plus de monde dans la rue à s'indigner que de gens à se questionner sur sa durée... 
Ça sent le gauchiste de salon qui applaudit par solidarité en faisant la "patate de sofa" devant son écran plat mur à mur... et qui finira par dire "je savais bien que ça s'essoufflerait  vite!"
Allez sortons de notre confort et de notre indifférence et allons prendre une marche, c'est excellent pour garder le souffle, le sien comme celui de la solidarité!!!






(Photos glanées ci et là sur les médias sociaux)

dimanche 2 octobre 2011

QUELQUES IMAGES QUI PARLENT...





lundi 19 septembre 2011

Oasis

Dans le désert de mes mots, une rencontre...

A bientôt

dimanche 15 mai 2011

La passante!


Une éclaircie
Sous un ciel de parapluies
Un éclat de vert
Dans une mer de regards gris
Le printemps
Qui bourgeonne dans des yeux

lundi 9 mai 2011

Carnets de marche 2011 (8)



J'aime bien ces matins timides et pudiques qui se devinent à travers le voile diaphane de la brume. Peu à voir bien sûr… et surtout rien à dire sinon que la vie est belle y compris quand elle nous entoure de brouillard!

mercredi 4 mai 2011

Et si le pire…


Bon OK…
La terre pourrait bien être plate pendant au moins quatre ans, preuve qu'elle ne tourne pas toujours rond! Dieu aura créé le monde en six jours et en aura remis, le septième, les plans aux créationnistes… La femme sera la source de tous les péchés dont le pire sera celui d'avorter de tant d'idées reçues… La culture sera reléguée à l'équivalent de la pomme à l'origine du péché originel… La liberté, comme le craignait Falardeau, reléguée au rang "d'une marque de yogourt"!

OK… cela dit…
Si on reprenait le goût de prendre la parole plutôt que de la déléguer même aux mieux intentionnés…
de marcher pour oxygéner nos idées plutôt que de s'asseoir dessus…
de se confronter sans pour autant s'insulter surtout quand nous appartenons à une même généalogie de pensées…
de s'inventer un ou des ici sans nier ni glorifier, à l'excès, notre histoire…
de souhaiter que notre futur soit un investissement commun plutôt qu'une spéculation économiste et individualiste sur un avenir qui nous échappe!

Et si… ici comme ailleurs, plutôt que de tout voir en noir et blanc, nous utilisions toutes nos palettes de couleurs pour prouver aux inquisiteurs que le terre est plus ronde qu'ils ne le croient,
qu'il nous faudra investir du temps et soustraire quelques habitudes de vie pour la sauver,
et surtout ressemer à foison pour ceux qui nous suivent une espèce en voie d'extinction: la libre pensée… trop souvent considérée comme une mauvaise herbe dans les jardins fermés des idéologies quelles qu'elles soient!!!

C'est la liberté que je nous souhaite… et le pays qui va avec!!!


(texte inspiré par les élections fédérales au Canada qui ont reporté au pouvoir et majoritaire un gouvernement conservateur dont le ministre des sciences a déjà refusé de réfuter la thèse créationiste...)

jeudi 28 avril 2011

Carnets de marche 2011 (7)


Réfugié climatique sous un porche étroit, j'admirais la pluie habiller avec élégance un vent débridé qui, de son côté, s'acharnait à déshabiller tout ce qui était sans ancrage dans la rue, y compris la courte et décolletée robe blanche d'une jeune femme, hésitant entre le plaisir des caresses chaudes de la pluie et le désagrément d'être ainsi dénudée et exposée aux regards indiscrets.
J'étais encore distrait lorsqu'une rafale m'entraîna sans trop le vouloir au cœur de la dispute d'un couple, de toute évidence indifférent au temps maussade, étant lui-même déjà tout à l'orage… Leurs échanges qui me parvenaient par brides, portés par les bourrasques de vent, me firent vite comprendre que leur promesse d'amour éternel ne passerait pas la nuit… Comme pour confirmer mon diagnostic, la main de la femme tonna sec sur le visage rembruni du gars, puis, en un éclair, elle quitta la scène toutes voiles dehors, des embruns dans les yeux…
Quand le temps nous impose de nous arrêter, c'est parfois la vie qui marche jusqu'à vous!

samedi 23 avril 2011

Soyons éternels pendant qu'il est encore temps!


En cette fête de la renaissance, souhaitons-nous d'être éternel le plus longtemps possible!
JOYEUSES PÂQUES


Carnets de marche 2011 (6)

(photo Luc G. ou Sophie P.)

J'aime bien les matins qui se lèvent alors qu'ils sentent toujours la nuit; qui conservent encore dans le fond de l'air le souvenir extasié d'amours furtifs, de plaisirs coupables. Des matins dont les horizons ont le souffle court, l'épiderme rose, et le teint gêné, couleur rouge péché, d'avoir été ainsi surpris par un promeneur-voyeur. J'aime bien ces matins qui te soufflent dans la bouche ce goût sec et rare du bonheur, comme ils t'imposent celui de la terre lors des étés sécheresses.
J'apprécie moins les matins qui exultent la misère, la violence ou le naufrage amoureux; ces matins qui se cachent derrière la lumière hésitante du jour pour que le marcheur ne les remarque pas. Plus difficiles à apprivoiser ces aurores sans ombre et dont le silence coupable laisse deviner de récentes et prévisibles tragédies sur une terre si pauvre que les coups y poussent plus vite que l'espoir. Je marche souvent alors d'un pas plus haletant comme pour échapper à ce silence pesant que seuls troublent les cris affamés de grands oiseaux éboueurs échoués loin de la mer.

Ainsi vont mes matins… Ite missa est!

mardi 19 avril 2011

Carnets de marche 2011 (5)


Nuit de pleine lune sur la Grande Ligne à Sacré-Cœur-de-Marie. Une lumière goulue se pose sur un silence humide et donne un relief d'outre-tombe à cette route vallonnée, toujours en terre battue. Quoique blafarde, elle découpe finement le contour acéré du Grand Morne qui, vu de si près, gruge quelques constellations d'étoiles. C'est sur cette montagne aux faces abruptes que j'ai appris le vertige et, à mon corps défendant, quelques principes élémentaires d'escalade!
J'avance, sans crainte, au beau milieu de la route, moins graveleux. Ici, on entend venir la civilisation bien avant qu'elle ne vous enveloppe dans un nuage de poussière et qu'elle vous assourdisse souvent avec le claquement d'un moteur essoufflé qui agonise.
Je marche ainsi, longuement, comme dans un rêve éveillé dans une pénombre qui sent bon le foin frais coupé. Je m'arête invariablement, au pied de la montagne, sur le pont au tablier de bois pour entendre le souffle court de la rivière devenue ruisseau et au-dessus duquel flotte néanmoins quelques nuées de brume filamenteuses. Dans le pacage voisin, des vaches, rêvant de trains, s'étonnent à peine de cette ombre furtive qui fend à nouveau la nuit. Un ululement provoque un soudain mouvement de panique chez des souris, jusque-là discrètes et à leurs affaires…
Pendant des années, j'ai peuplé mes saisons à faire et refaire, à l'endroit comme à l'envers et par tous les temps, ce trajet sans jamais vraiment en faire le tour. Il n'habite plus désormais que mes rêves et mes réveils sont toujours nostalgiques.

(photos Marco Levasseur)

dimanche 17 avril 2011

Carnets de marche 2011 (4)

(photo Luc G ou Sophie P)

Qu'ils soient dénudés, modestes, prétentieux, ou encore ombragés et infinis comme l'éternité, j'aime, depuis toujours, errer dans les cimetières. Une façon présomptueuse peut-être de piétiner la Mort tout en respectant ses convives! C'est devenu aussi, avec le temps, une façon de visiter les proches, de plus en plus nombreux, qui en ont fait leurs ciels…
Je les fréquente à l'aurore ou au crépuscule pour leurs lumières oblongues et dansantes qui s'agenouillent au pied des épitaphes; pour leur silence monastique à peine profané par le chuchotement du chant des oiseaux et le bruissement du vent qui semblent murmurer des incantations pour le repos des âmes et nous exhorter à vivre pleinement pendant qu'il est encore temps.
Je garde ainsi d'impérissables souvenirs de ballades dans les cimetières du Mont-royal, dans ceux de Sète dont les stèles embrassent la mer, ainsi que de l'atmosphère fantomatique de celui abandonné de la paroisse Saint-Maurice, au milieu d'un quartier dont il ne reste plus que les rues et le solage des maisons envahis par les herbes ou avalés par le puits de la mine Beaver...
N'empêche, je les marche désormais avec un pincement au cœur, ému qu'ils soient une espèce en voie d'extinction, remplacés par des lofts impersonnels où s'entassent, les unes sur les autres, des urnes désincarnées. Qui donc, à l'avenir, se plaira à fréquenter ces endroits où il n'y a plus de place que pour la mort?

Carnets de marche 2011 (3)

J'arnaquais du temps au travail, en flirtant avec un sentier maskoutain, lorsque j'ai appris qu'elle nous avait détroussé de sa propre vie! C'est donc le pas plombé et la tête en manège que je suis entré chez elle pour inventaire. Rarement paysage aussi petit m'a semblé contenir autant d'absence! Jamais un tel vide ne m'a envahi jusqu'à m'y perdre, par manque de repères…
Comme on le fait en forêt lorsqu'on est perdu, je me suis assis par terre, attendant qu'un miracle survienne, qu'un indice me prenne par la main et m'explique l'inexplicable, qu'un murmure émane des murs ou des ombres pour me susurrer à l'oreille sa muette souffrance. Je n'ai ressenti qu'une longue et sourde hébétude…
Quand les heures saignent de nos moments estropiés, il est souvent difficile d'arrêter l'hémorragie, puis de se remettre en marche. J'en ai passé du temps zombie avant d'échapper à cette soudaine indifférence au monde extérieur et à ce regard constamment tourné vers l'intérieur sur ma culpabilité et son absence… Lorsque j'ai retrouvé le goût des heures et celui d'arpenter à nouveau le monde, j'ai vite réalisé qu'il se portait plutôt bien, totalement indifférent à mon absence!

samedi 16 avril 2011

Carnets de marche 2011 (2)

(photo F. da Silva)

Je promène mon regard sur l'inattendu des matins, sur ces petits détails qui font que le temps échappe à l'immuable, que le monde change, même s'il se transforme avec la lenteur rassurante des habitudes plutôt qu'à celle, vertigineuse et folle, de nos rêves…
La marche, au fil des ans, m'a insufflé une patience que je ne me connaissais pas… et qui m'échappe encore parfois! Elle m'a fait prendre la mesure des heures, la musique et la cadence de l'air du temps, le souffle de mes pas, le murmure de l'inspiration…
Marcher, me semble-t-il, donne du sens et du relief à ce paysage si souvent abstrait qu'est ma vie!

jeudi 14 avril 2011

Ville au vent

Cette nuit
La douleur du vent
Qui se déchire
Sur les arêtes
De la ville
M'a réveillé
Je l'ai veillé!

Carnets de marche 2011 (1)



Je marche de mémoire dans des pas laissés sur la poussière fine de mes souvenirs. L'automne est impressionniste. La nuit a étouffé le jour prématurément, une pluie fine délave les dernières couleurs bigarrées avant que le paysage se dénude de ses dernières parcelles de vie.

J'y erre pour qu'un peu de poésie dilue ma rage… une de ces nombreuses colères incontrôlables qui s'abreuvent aux incertitudes et aux maladresses de l'adolescence.

D'ailleurs, je respire mieux, plus sensible aux effluves boisées qui émanent d'une terre détrempée. Un vent léger m'arrache des frissons et souffle, une à une, les lumières des quelques maisons sur le Chemin du mont Granit. Des rêves se glissent déjà sous la couette chaude et rassurante de la pénombre.

Je m'arrête un instant au coin de la 9e rue… Ma ville utérine s'étire langoureusement, en bas, dans la vallée, la tête et les pieds posés entre les haldes d'amiante…

Je grimpe l'escalier en colimaçon derrière mon chez moi d'adoption. Sa réverbération métallique me ramène à la musique du présent et à un printemps frileux et pluvieux. Je souris… Ce matin, j'ai aussi beaucoup marché dans ma tête!

lundi 28 mars 2011

Ça devrait me passer!


Matin printanier glacial, où le vent ne soulève guère que les encore vierges pancartes électorales… Au risque de passer pour un vieux pervers, j'ai hâte qu'il soit assez chaud pour soulever en douceur les jupes légères des femmes. Ce qu'on y découvre et y devine m'inspirera toujours davantage que ce que je trouve depuis un temps sous le discours politique!

Autant j'ai du respect pour le politique, autant à les voir faire de la politique, j'ai trop souvent le sentiment d'être pris pour un con... Le vide intersidéral de leurs programmes semble souvent prétendre que "Splich, Splach tout en prenant mon bain" est un discours rhétorique et philosophique sur l'hygiène mentale et physique à acquérir pour le nécessaire épanouissement social, culturel et économique de nos sociétés!
Un peu de substance merde!

Ah! Oui! J'en ai marre aussi de les voir se faire des grimaces, se tirer les cheveux et se crier que "mon Parti est plus fort que le tien!", tout en se réclamant du même père légitime: la démocratie. C'est pour le pouvoir que vous vous chamailler comme des gamins dans une ruelle sinistre. La démocratie pour s'exprimer a besoin d'idées et de rêves pas de claques sur la gueule et de jambettes… Sachez qu'elle arrive même parfois à se développer et à s'imposer dans l'ombre du pouvoir lorsque ce dernier se fait oppressant…
Un peu de tenu bordel!

En fait, j'ai de plus en plus souvent l'impression que vous nourrissez sciemment notre cynisme jusqu'à ce que vous ne soyez plus qu'entre vous, une fois la démocratie décarcassée, à vous entretuer pour la moindre parcelle de moelle de pouvoir!!!


mercredi 23 mars 2011

Lendemain de veille...

Avec des riens
Dans le creux
De leurs mains
Ils ne peuvent guère
Que s'inventer une survie
Se rafistoler un présent
Avec parfois
Au détour
Un rare moment de grâce
Une étincelle
Qui les surprend
Ils s'excusent
Presque du sourire
D'y trouver finalement
Une raison
Pour recommencer
Encore demain
À tout refaire avec rien

dimanche 13 mars 2011

Éva


La soupe était pauvre: claire mais goûteuse. En fait, on y trouvait autant de légumes qu'Éva avait pu couper avant de se couper elle-même, ce qui ne manquait jamais. Rare à la maison, elle accompagnait tous les repas chez elle. Je dois à ma grand-mère ma consommation immodérée de soupe, y compris parfois au petit-déjeuner. Et devinez! On y trouve autant de légumes que j'ai pu en trancher avant de me saigner!

Ne riez pas, mais c'est dans sa soupe à l'alphabet que j'ai appris les lettres qu'elle m'encourageait ensuite à reproduire jusqu'à ce qu'elles prennent sens. C'est ainsi que le mots et l'écriture sont entrés dans ma vie bien avant l'école et qu'ils me permettent aujourd'hui de gagner ma soupe: maigre mais goûteuse!