jeudi 14 mai 2009

Inventaire d'un matin de printemps


Des arbres gospel
qui chantent et dansent
sous un vent chorale
Un ciel barbe à papa
évoquant la kermesse
d'un orage annoncé
Un levé du jour
qui met en scène
la lente défloraison
des pommetiers
Un matin
qui s'endimanche
du parfum violacé
et tenace des lilas
à en faire éternuer
un chien errant
Des rais de lumière
qui marchent au pas
d'une fanfare ailée

…et des humains
posés comme des graffitis
sur l'architecture neuve
d'une nature qui mue
d'un déjà lointain hiver…

mardi 12 mai 2009

Belle voyageuse…


Lorsque tu reviens
d'un de ces lieux orphelins
où les heures s'essoufflent
à rattraper le temps qui fuit
laissant derrière et floues
tant de choses futiles
à peine entrevue
je te sens fragilisée
le cœur fissuré…

Lorsque tu émerges
du cimetière des illusions perdues
dans ce monde tordu
défiant toute droiture
où le mensonge sert d'épitaphe
et où sont enterrés
tant d'impensables et d'improbables
je te sais abattue
l'âme effritée…

Pourtant quand tu t'abrites
dans le brise-lames de mes bras
retrouvant la beauté discrète
de l'envers des heures
et le souffle rassurant
de la respiration de ton univers
je te sais rescapée
jusqu'au prochain naufrage…

Pensées inutiles (21)?

Imaginer la mort qui
 "chante sous la pluie"


Véritable "Magicien d'Os"!!!

lundi 11 mai 2009

Réveil pharaonique


Encore enveloppé de sommeil
dans mon sarcophage de draps
mes derniers rêves momifiés
se cherchent une éternité
alors que le soleil déroule 
des papyrus de lumière
où le matin dessine
ses premiers hiéroglyphes…

dimanche 10 mai 2009

Toujours belle!



T'es belle
Quand tu plonges dans tes pensées
Pour en infuser les saveurs
Ensachées dans ta mémoire
Quand tu y retrouves les parfums
De tes éternels printemps
Quand tu rosis d'y dénicher
Quelques impudeurs oubliées
Quand tu y homéopathises tes démons…
T'es belle
Quand tes yeux s'embuent
Des souvenirs de croisières
Avec ton océane mère morte
Quand tu te liquéfies du bonheur
D'être toujours aussi vivante…

T'es belle
De tant m'aimer…

jeudi 7 mai 2009

Aurore



Un ciel plombé
Un jour déjà ivre
Matin gris et titubant
Des ombres furtives

Un ciel chagrin
Un paysage décoloré
Des odeurs délavées
Un fantôme hanté

Je rentre…
Rien à signaler…
Tu peux dormir mon cœur!

samedi 4 avril 2009

Vivement juillet!


Comme c'est loin
de la fin août
jusqu'à chez nous…
Tous ces rideaux d'étoiles
tombés sur le vide des jours
Tout cet air froid et blême
endeuillé de ton parfum
Tous ces ciels mouillés
et lourds de tes absences…
Toutes ces éclaircies
lorsque tu me souris
de ta fenêtre virtuelle
N'empêche…
Comme c'est loin
de la fin août
jusqu'à chez nous…